Quelques rêveries cosmiques cosmoquant-fr

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Les clins d'oeil du rêveur cosmoquantien !

Ô vieillesse ennemie !

Le 22/11/2022

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! Population mondiale : bref état des lieux.

Avec ce monologue de Don Diègue, dans « Le Cid » de Corneille (Acte I scène 4) pleurant sa gloire passée en mémoire et ...

Corneille

Photographie : © Thierry PERIAT, buste de Corneille au chateau d'Uzes.

... le livre de Michel Onfray, « Puissance et décadence », s’attristant sur le déclin de nos sociétés sur ma table de nuit, je songe - amèrement- que définitivement, les poissons ne sauront jamais juger l’eau dans laquelle ils nagent et que nous, pauvres humains qui pouvons sillonner la planète Terre en touristes, sommes de bien tristes poissons.

Car chacun d’entre nous vit avec sa psychologie sur un périmètre relativement restreint qui constitue son environnement écologique et social.

Alors quid des autres, des autres quartiers de ma ville, des autres villes du pays et des villes du bout du monde ? Aucune idée, ou si peu. Et d’ailleurs peu importe en fait ... ou quoi ?

La preuve ?

Tiens, deux petites devinettes :

  1. « Qu’ont en commun les populations des pays suivants, en dehors du fait d’être africaines : Angola, Burkina Fasso, Mali, Somalie, Sud Soudan, Ouganda ? »
  2. « Combien y-a-t-il actuellement de pays comptant plus de cent millions d'habitants ? Quel pourcentage de la population mondiale représentent-ils ?»

 

Vous ne le savez pas ? Ceci ne m’étonne pas et je ne vous en veux bien entendu pas pour autant, car je ne le savais pas non plus avant d’avoir lu les réponses.

© Thierry PERIAT, 22 novembre 2022.

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Réponses :

Réponse 1 :

  • La moyenne d’âge dans les pays cités est de … 16 ans.
  • Pour comparaison elle est de 45 ans en Allemagne et en Italie, de 47 ans au Japon ; source : visualcapitalist.com, 18 avril 2019.

 

Réponse 2 : Les quatorze pays les plus nombreux en 2022 ont chacun plus de cent millions d’habitants et la réunion de leurs populations représente cinq milliards d’humains soit 63% de la population mondiale. Il s’agit de : Chine (1448), Inde (1406), USA (335), Indonésie (279), Pakistan (229), Brésil (213), Nigéria (212), Bengladesh (168), Russie (146), Mexique (131), Japon (125), Ethiopie (121), Philippines (112), Egypte (106). Deux pays viendront bientôt se rajouter au club des cent et plus : le Vietnam (99) et la République Démocratique du Congo (95). Source : Wikipédia, 22 novembre 2022.

Archives philosophiques

Les méandres de la psyché

Le 06/12/2022

Psychologie, déformations et mathématiques ; l’ego à nu.

Les spéculateurs n’ont pas bonne réputation. Que ce soit dans le monde financier ou dans l’univers rationnel des scientifiques.

Dans le premier cas, on les accuse de jouer sans règle ni retenue avec l’argent des particuliers, des entreprises, des banques, voire parfois même des états, en confondant les marchés avec un casino géant. C’est la raison pour laquelle on leur attribue quelques grands cracks boursiers et toute sorte de calamités expliquant peu ou prou les malheurs de la société occidentale actuelle. Il est vrai que celle-ci semble s’enfermer toujours plus dans le monde virtuel que ses évolutions technologiques ont créé.

Dans le second cas, on les accuse (i) au mieux de perdre leur temps quand ils sont des amateurs passionnés et désintéressés comme moi ; (ii) au pire de perdre l’argent des contribuables ou des investisseurs privés quand ce sont des professionnels payés.

Ils font naître dans la tête de nos contemporains une question d’ordre général : « Sont-ils utiles ? Participent-ils à l’évolution ? Si oui : comment, dans quelle mesure, etc. ?»

Je n’ai pas de doute sur l’utilité de ma recherche ; tout simplement et avant tout pour une simple raison égoïste : elle me procure un plaisir. En premier lieu celui de me poser quelque part au calme et de pouvoir méditer sur la nature de la nature ; c’est l’aspect égocentrique de l’activité. Ensuite parce qu’elle me permet de diffuser à peu près librement (moyennant le respect de certaines règles évidentes de bon sens) le fruit de mes réflexions et certains de mes calculs ; c’est le versant altruiste de la chose.

« Est-ce pour me donner bonne conscience ? Est-ce vraiment utile ?» Evidemment, le doute m’envahit bien souvent ; pour des tas de raisons évidentes que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer maintes fois et parmi lesquelles certains aspects prennent une importance particulière :

1°) La recherche théorique trouve ses racines dans la psyché et donc dans l’histoire de l’individu (voir le chapitre ésotérisme). Tôt ou tard, elle oblige à s’interroger sur les motivations de la quête poursuivie. Par ce biais, elle aide à mieux se connaître soi-même et à savoir si on veut vraiment persévérer. En effet, après avoir rencontré son image dans le miroir, il arrive qu’on réalise que la démarche n’avait pour but que de comprendre son passé ou de le fuir... et non pas de faire de la recherche. En ce sens, la physique théorique est un des beaux mais difficiles chemins vers la connaissance de soi.

2°) Ce n’est qu’après avoir vidé sa quête des débris inutiles de sa psyché qu’on la comprend bien. Par exemple, je développe depuis fort longtemps la problématique de la division des crochets de Lie, classiques ou déformés.

(i) Les motivations rationnelles de ce choix trouvent leur origine dans le recensement des opérations mathématiques existantes et, à partir de là, du constat que la division des vecteurs n’avait pas beaucoup retenu l’attention des mathématiciens.

(ii) Mais la motivation inconsciente, sous-jacente, a été en réalité triple et ancrée dans le réel suivant :

·              le souvenir d’une leçon élémentaire de mathématique donnée par ma mère lorsque j’avais environ six ans et qu’elle m’a expliqué à l’aide d’un couteau à cuisine comment couper –donc diviser- une tarte en six.

·              les divorces successifs de mon grand-père paternel, de mes parents puis le mien qui m’ont appris comment nos caractères, nos innocences, nos rêves et que le monde (la masse anonyme informe et hypocrite des autres) se chargent de séparer les gens qui s’aiment ou croyaient s’aimer.

·              enfin l’acte de procréation lui-même par lequel un spermatozoïde rencontre un ovule qui se divise pour donner finalement naissance à un « élément en quelque sorte résiduel »: le nouveau-né.

femme x homme = ([femme transformée] x homme inchangé) + enfant

Voici quelques explications sur le chemin par lequel l’esprit sublime le réel et le déforme pour donner naissance à un sujet mathématique.

Il n’en demeure pas moins que, l’ego étant mis à nu, la question mathématique reste posée, purifiée des a priori égocentrés, sans apprêt qui en cache l’essence. Il reste à la résoudre. Ceci a été le travail accompli depuis 2003. Ce site en a exposé et en expose encore quelques aspects dans un ensemble intitulé « La théorie (de la question (E) ».

© Thierry PERIAT, paru initialement le 28 novembre 2018 ; revu le 14 avril 2019.