La cause et l'effet

Comme il existe des forces dans les immensités dans lesquelles s’étendent des champs électromagnétiques, il devient logique d’en étudier les effets. D’où le titre de cette page : « La cause et l’effet ».

Premier bilan d'étape

Pour rappel, le chemin menant à l’idée d’une cosmologie quantique a proposé les étapes suivantes :

  • Une réflexion assez généraliste sur les régions vides de l’univers ;
  • La redécouverte de l’existence de densités volumiques de force dans ces régions vides avec l’aide des lois classiques de l’électromagnétisme (J.C. Maxwell) et la mise en œuvre des formulations les plus simples de la théorie de la question (E) ;
  • La prise en considération des fluctuations énergétiques quantiques au sein de ces régions et l’apparition d’une sorte de symétrie ternaire autour de la limite quantique.
  • L’adéquation du modèle de la corde matérielle élastique tendue entre deux points fixes pour décrire les équations d’état des régions vides.

Cette nouvelle page souhaite examiner les effets résultant de la présence de ces forces là où il semble ne rien y avoir.

Sur quoi une cause agissant dans le vide peut-elle agir ?

La discussion doit, une fois de plus, tangenter des considérations métaphysiques. Le résultat obtenu au point 2) ouvre le débat. Pourquoi ? Parce que si une région baignée par un champ électromagnétique mais loin des sources électriques et gravitationnelles habituelles (par exemple : un électron, une étoile, etc.) est forcément le siège d’un champ de forces, alors sur quoi cette force peut-elle s’exercer … puisqu’il n’y a rien !

A priori, les forces s’exercent sur ce qui existe déjà, c’est-à-dire sur le champ lui-même. Il convient donc d’envisager des auto-interactions, des « auto-interférences ». Une formulation plus usuelle consiste sans doute à parler de « polarisations ». La formule obtenue au point 2) exhibe d’ailleurs deux termes dont le formalisme signe clairement des polarisations : la première est électrique et l’autre est magnétique.

T2(o)(&partial;x, E). E et T2(o)(&partial;x, H). H

Une absence remarquable

Il y a cependant une absence remarquable dans la formule trouvée : celle d’une « polarisation gravitationnelle ». Dans la version originale (et en langue française) du document fondateur de la théorie de la question (E), j’ai introduit ce terme manquant et j’ai tenté d’en déduire des informations sur les densités volumiques de matière que devraient contenir ces régions apparemment vides. Et j’avais découvert deux informations prometteuses : (i) des symétries évoquant celles du modèle standard des particules élémentaires ; (ii) des conditions permettant de penser que parmi tous les champs d’accélération possible, le champ newtonien jouait un rôle à part.

Un champ EM dans une région vide peut-il interagir avec la structure géométrique de cette région ?

Y-a-t-il des effets piézo-électriques atomiques et cosmiques ?

La réponse n’est pas simple. Et à vrai dire, les expériences qui me sont connues invitent à penser qu’elle est négative. En effet, si les perturbations géométriques dues à la présence de masses modifient les bien les trajectoires de la lumière, elles ne créent pas a priori de champs électromagnétiques. Il n’y a, à ce jour, par d’effets piézo-électriques à l’échelle cosmique. S’il y en a, à mon humble connaissance, ils n’ont pas (encore) été observés.

Pour autant, dans mes propositions de septembre 2003, j’ai indirectement proposé une réponse positive à la question posée. Pourquoi ? Comment ai-je justifié cette hypothèse hardie ? A vrai dire, en partie parce que j’avais anticipé une issue heureuse à un certain nombre de prédictions faites à la suite des affirmations de la théorie de la gravitation.

Les expériences connues

A cette époque, la seule expérience décrivant une interaction indubitable entre les champs de gravitation et les phénomènes électromagnétiques remontait au 29 mai 1919. Les mesures effectuées lors d’une éclipse avaient d’ailleurs rendu A. Einstein célèbre. L’effet Thirring-Lense et les ondes gravitationnelles faisaient encore partie des prédictions théoriques de la relativité générale. Elles furent toutes les deux confirmées un peu plus tard après maintes péripéties ; l’effet Thirring-Lense en avril 2011 (Gravity Probe B) et les ondes gravitationnelles le 14 septembre 2015 (Virgo, LIGO).

Analyse

Prenons le temps d’analyser quelques conséquences de ces confirmations expérimentales. La première prouve qu’un champ de gravitation dû au Soleil déforme la géométrie spatio-temporelle et, avec elle, la trajectoire de la lumière. Le deuxième démontre que la rotation de masses classiques perturbe la géométrie environnante de ces masses. Le troisième indique que des sources massiques lointaines font vibrer la structure géométrique dans notre environnement.

L'existence et l'importance des "champs métriques"

Toutes les trois plaident en faveur d’un argument insolite et nouveau. Précisément, il semble plausible de conférer une existence propre à la géométrie des régions vides. Il y a, en plus des champs électromagnétiques, des champs de métriques déformables.

Une nouvelle question surgit : « Des transferts d’énergies au cours des interactions entre ces types de champs sont-ils possibles ? »

Le doute est permis car, à première vue, l’interaction « perturbation de la métrique – perturbation de la trajectoire de la lumière » observée au cours de l’éclipse de 1919 semble n’être que de nature géométrique.

Cependant, comme tous les phénomènes naturels transportent de l’énergie avec eux et que les divers types d’énergies peuvent sous certaines conditions se convertir en les autres (Lavoisier, Einstein), il faut s’attendre à ce que des interactions entre champs électromagnétiques et champs métriques existent. C’est l’hypothèse implicitement formulée dans mon travail de 2003. Pour autant, cette hypothèse était (et reste peut-être) très osée. Elle consiste à proposer l’existence d’un terme du type :

T2(o)(&partial;x, G). G

… décrivant formellement des « polarisations gravitationnelles ».

© Thierry PERIAT, reprise d’un texte de 2009 – le 30 janvier 2024.