Actualités septembre 2020

Fin septembre

On en parle aussi ailleurs qu‘en France

Sommes-nous en train de brûler la Terre ?

Des incendies apocalyptiques ont ravagé 22% d'une réserve sud-américaine (le Pantanal -lien Wikipédia-Fr, article du 28 avril 2020, environ 188 000 km2) [01]. C’est le résultat combiné d’actions volontaires continuant à sacrifier la forêt à l’autel des besoins humains et du réchauffement global.

Les indices laissés par la nature pour nous démontrer que notre habitat naturel -la Terre- est vraiment en train de se réchauffer, s’accumulent... mais ne semblent pas avoir encore suffisamment rendu notre vie insupportable au point de déclencher une vraie prise de conscience collective.  

Au-delà de la mise en péril des populations aborigènes de certaines régions touchées par ces catastrophes naturelles et des dangers pour la biodiversité (animale et végétale) qu’elles induisent forcément, les stratégies économiques consistant à empiéter sans restriction sur notre écosystème accélèrent un processus dont on peut désormais dire qu’il semble s’emballer. Même en atteignant les objectifs fixés par le traité de Paris, le niveau des océans montera de 2,5 mètres – c’est toujours mieux que les 58 mètres qui résulteraient de la fonte totale des glaces de l’Antarctique [02] !

« Les petits cours d’eau font les grandes rivières ». Des feux d’une étendue similaires ont également eu lieu cette année en Californie et dans les zones arctiques [03].

Ce que ne répètent peut-être pas assez les chimistes et les physiciens de ce monde c’est que l’évaporation massive de l’eau ou que sa présence diffuse sous forme de gouttelettes liquides dans l’atmosphère est tout aussi dangereuse que la vaporisation du dioxyde de carbone ou du méthane [04] …

Cette couche gazeuse agit comme le couvercle d’une cocotte-minute au-dessus de nos têtes et elle participe ainsi à accélérer l’effet de serre. De fait, si l’indice de réfraction du méthane est autour de 1,6, celui de l’eau varie entre 1,3 et 1,4 (en fonction de la longueur d’onde de la lumière et de la température ambiante) alors que celui de l’air est de l’ordre de 1,00045 [05].

Toutes ces données viennent s’additionner à une découverte récente (voir l’actualité de cet été). Elles devraient nous inviter à repenser activement nos politiques économiques et agricoles… de manière globale et collective.   

Aller sur la Lune ? Jamais sans ma radioprotection !

Les expériences des uns peuvent servir aux autres, surtout quand ils ont la courtoisie de les partager. Les Chinois ont envoyé avec succès un satellite sur la face cachée de la Lune en 2019. Le taux de radiation est de 200 à 1000 fois plus élevé que sur Terre. Les éventuels voyageurs lunaires devront donc impérativement s’entourer de parois protectrices très épaisses… [06].

Bibliographie :

[01] ‘Apocalyptic’ fires are ravaging the world’s largest tropical wetland; Nature, news, 25 September 2020.

[02] Melting Antarctic ice will raise sea level by 2.5 meters – even if Paris climate goals are met, study finds; The Guardian online article, 23 September 2020.

[03] L’arctique en feu vu du ciel ; Futura.com, Planète, Brèves, 22 juin 2020.

[04] Climat : Les émissions mondiales de méthane atteignent un record ; Les Echos, 15 juillet 2020.

[05] Liste d’indices de réfraction ; Wikipédia-Fr, article du 17 septembre 2020.

[06] First measurements of the radiation dose on the lunar surface; Science Advances, Research article, planetary science, 25 September 2020, Vol. 6, n°39, eaaz1334, DOI 10.1126/sciadv.aaz1334.

Début septembre

Zoom sur la matière noire - lien externe : https://www.mpa-garching.mpg.de/868072/news20200902

Une équipe internationale (Chine, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis) fait tourner des super-ordinateurs chinois et européens pour visualiser la structure des halos de matière sombre depuis cinq ans. Elle a fait paraître ses résultats le 2 septembre 2020 (Source, sur la revue Nature : https://www.nature.com/articles/s41586-020-2642-9). Ils montrent le côté universel de cette structure. En d’autres mots : elle est la même quelle que soit l’échelle considérée ; et ce sur un échantillon de masses variant de vingt ordres de grandeur. 

Une paire de trous noirs très massive

Le 2 septembre également, une publication conjointe revient sur une onde gravitationnelle détectée le 21 mai 2019 : GW 190521. L’analyse révèle l’existence d’un double trou noir véhiculant 150 masses solaires ; une taille inégalée à ce jour. Le titre : GW190521 : a binary black hole merger with a total mass of 150 M(sun), R. Abbott et al. (LIGO Scientific Collaboration and Virgo Collaboration), Phys. Rev. Lett. 125, 101102, published 2 September 2020 by the American Physical Society, DOI : https://doi.org/10.1103/PhysRevLett.125.101102.

Une étrange propriété des liquides en vibration

Ce 2 septembre est décidément un jour remarquable pour les sciences. Apfel, B., Novkosli, F., Eddi, A. et al. : Floating under a levitating liquid. Nature, 585, 48-52 (2020). Lien externe vers la revue Nature : https://doi.org/10.1038/s41586-020-2643-8. 

L'origine de l'eau sur Terre

L’origine de l’eau sur Terre reste en partie inexpliquée. Un article paru fin août 2020 propose que des chondrites solaires contenant des enstatites (silicates anhydre de magnésium) ont pu participé à la synthèse de l’eau terrestre. Résultat suggéré : l’eau était potentiellement présente dès les premiers moments de l’existence de notre planète. Elle n’est pas un élément apparu tardivement à la suite du bombardement de notre planète par des comètes ou par des météorites venues d’au-delà de notre système solaire. Source : Piani, L., Marrochi, Y., Rigaud, T., … : Earth’s water may have been inherited from material similat to enstatite chondrite meteorites ; in Sciences 28 August 2020, Vol. 369, issue 6507, pp. 1110-1113, DOI : 10.1126/science.aba1948.

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event Date de dernière mise à jour : 29/09/2020

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