Dérivations matricielles

Le concept de dérivation appliqué à la notion de produit tensoriel (resp. de Lie) déformé.

Point 2.c.i de la table des matières : Document ISBN 978-2-36923-066-3, EAN 9782369230663.

Introduction à l'idée de dérivation matricielle.

Le calcul des variations (pentes, accroissements ou baisse des budgets, vitesses et accélérations des objets, etc.) a débuté il y a fort longtemps dans l’histoire humaine. Il n’est pas faux de faire remonter la systématisation de ces préoccupations à Descartes en France et à Leibniz en Allemagne. La manière de concevoir ces calculs a beaucoup évolué depuis l’époque classique. Aujourd’hui, par exemple, le calcul des variations d’une fonction vectorielle au cours du temps peut se voir représenter au travers d’une matrice.

Au départ poussé par une forme insidieuse de paresse, je me suis toujours demandé s’il était possible de remplacer utilement de longs calculs de dérivation par un calcul matriciel. Les documents de ce chapitre exposent les rudiments du débat. Je tente de mettre en œuvre mes idées initiales avec les produits déformés.

Section 01 :

La première section revient sur la notion d’élément isotropique introduite par E. Cartan dans sa théorie des spineurs. Elle l’étend aux produits tensoriels déformés ; en particulier ceux déformés par les cubes des symboles de Christoffel de la seconde espèce. Ce qui permet de revenir quelques instants sur le document consacré aux espaces vectoriels munis d’un tel produit et finalement équipé d’une structure de C*-algèbre.

L’exploration diverge ensuite vers la notion de territoire de Jacobi, le lien avec les produits déformés bâtis sur des cubes antisymétriques et les prémisses de la notion de dérivation intérieure.

Section 02 : 

La deuxième section expose de façon très simple, presque naïve, comment un ensemble de dérivations ordinaires simples peut être remplacé par un élément matriciel.

Section 03 : 

Cette fois-ci, je prends le problème à bras le corps. Dans un espace de dimension trois, je considère une polynomiale P de degré deux, de classe au moins égale à C2 et j’en calcule le gradient par rapport aux composantes de son argument : un vecteur q1 de E(3, K). Le formalisme trouvé pour ce gradient suggère une analogie formelle avec la décomposition des produits vectoriels, éventuellement déformés.

Je me pose donc ensuite la question de l’existence d’un second élément q2 de E(3, K) dont le produit vectoriel par q1, décomposé non-trivialement, se substituerait au calcul de Grad P(q1). L’exploration propose des réponses positives à ce questionnement mais elles semblent essentiellement concerner des polynomiales présentant des discontinuités.

La question des fonctions discontinues a été traitée par Darboux+(1875), Blaire (1903) et bien d’autres ensuite. Bien qu’on puisse du coup croire cette thématique des discontinuités inutile et désormais sans intérêt, il apparait que certaines circonstances physiques obligent à considérer des métriques discontinues.

J’ai par exemple remarqué un lien formel assez inattendu entre ce type de fonctions et les solutions exactes [01 ; §$117-118] proposées (1922) par E. Kasner+(lien externe Wikipédia-FR) pour l’étude de la singularité au sein de la théorie de la relativité générale. Cette remarque établit donc un lien entre les oscillations naturelles survenant à l’approche d’une singularité et l’existence de fonctions discontinues les décrivant. Ce sujet précis sera développé ultérieurement A noter que le prix Abel 2021 récompense en partie des travaux concernant le concept de discontinuité.

Sections suivantes : texte en cours de rédaction.

Remarque

Le sujet du calcul des variations prend tout son relief lorsque j’aborde l’exposé de la GTR2.

 

© Thierry PERIAT.

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Date de dernière mise à jour : 20/04/2021